28 avr. 2026

C'est parti pour l'édition 2026 ! 

Plus que quelques jours à attendre !

 


 

2 avr. 2026

 Portrait : Emilie, paysanne semencière

 en Trièves

 


 

 

A Monestier du Percy, Émilie, paysanne, produit des semences, reproductibles et libres de droit : un choix professionnel, un choix de vie, mais aussi un acte militant. Portrait ...


Après une première vie comme animatrice des Pouces Vertes, ouvrière agricole polyvalente, Émilie a sauté le pas de l'installation agricole en 2023, avec la création du Champ des graines.

L'aventure prend naissance quelques années plus tôt, lors d'une rencontre sur la foire aux plants de Mens, avec « Graines des montagnes », une association Maison des Semences Paysannes des Hautes Alpes, avec « Graines del pais », une coopérative artisanale semencière, et un projet collectif de Maison des semences au niveau local dans le Trièves en lien avec le groupe semence Isère 38 porté l’ADDEAR.

Cette démarche allant de pair avec l’idée de se former et de produire collectivement. Puis naît le besoin de sortir du collectif pour développer un projet plus personnel... S’ensuit alors la recherche de foncier dans le Trièves. Coup de chance, une opportunité se présente : des terres maraîchères, avec, déjà en place, un système d’irrigation, des serres … Une aubaine !

Emilie saute alors le pas, son objectif est clair : elle va produire de la semence paysanne libre de droits et reproductible. Elle veut proposer une gamme d’incontournables potagères, qui soient adaptées au climat, rustiques et précoces par rapport à un climat de montagne, en gardant toujours à l’esprit de travailler le plus local possible.

A ses débuts, elle produit pour Graines del Pais (qui a cessé son activité depuis), et donc pour une grosse partie du plan de culture est conditionnée aux besoins de cette coopérative, aux variétés les plus demandées.


Depuis, le catalogue s’enrichit un peu plus chaque année, suite à des coups de cœur, des questionnaires auprès des maraîchers pour connaître leurs variétés préférées, ou même des envies, des questions/propositions de clients. Il compte actuellement une cinquantaine de variétés : essentiellement des légumes, des fleurs et des aromatiques

Parallèlement à ce travail de multiplication des plantes, Émilie amorce un travail de sélection, pour gagner en adaptabilité à notre climat de montagne et envisage aussi dans l’avenir de faire des créations variétales.

Un travail en solo, mais une entraide entre professionnelles

En ce printemps 2026, la 4ème saison démarre. Si Émilie a construit et mène son projet toute seule, en totale liberté au niveau des prises de décision, choix culturaux, plans de culture, des bras supplémentaires sont parfois nécessaires lors des « coups de feu », lorsqu'au printemps il faut débroussailler, déplacer des choses lourdes, ou pour des tâches particulièrement longues comme l'ensachage. Les copines et copains arrivent alors à la rescousse. « Il y a également beaucoup d'entraide entre agricultrices et on se retrouve régulièrement toute l'année pour des coups de main chez les unes et les autres »

Une activité qui a du sens, mais qui doit aussi être source de revenus

Tout le dilemne est là : la production de semences paysannes est un enjeu de souveraineté alimentaire car la pression est forte au niveau du brevetage du vivant. Le monopole de l’industrie sur les semences est énorme puisque une poignée de multinationales assurent 75 % de la production et la grande majorité des variétés provient donc de sélections industrielles, protégées par les droits de propriété industrielle.

Le cadre législatif, qui impose entre autres l’inscription au Catalogue Officiel, accentue encore cette homogénéisation, et par conséquent la perte de biodiversité.

Produire des semences paysannes, libres de droits et reproductibles est donc un acte militant mais tout le challenge est d’arriver à en vivre...

Du côté des débouchés : ils sont essentiellement locaux, ce qui était le but recherché, Emilie privilégie la vente directe. Soit dans les magasins et site internet de producteurs locaux (Le Biaupanier dans le Trièves, La Fabrique, la Cagette en Matheysine, Créations du Bochaine dans les Hautes Alpes), et sur les marchés locaux pour garder un contact avec les clients, donner des conseils, expliquer... La transmission et la pédagogie étant aussi un objectif....


Encore des projets mais le temps file trop vite !

Jamais de temps morts dans l’année, les journées sont bien remplies ! Notre artisane semencière assure tout le cycle de production de la graine à la graine : depuis la préparation du terrain au printemps, les semis, la mise en culture, la pollinisation manuelle pour certaines variétés (qui demande une visite bi-quotidienne) la récolte des graines, les tests de germination, le séchage, le tri et l’ensachage des graines, la commercialisation, la transformation des légumes (on ne va quand même pas jeter les courges une fois les graines enlevées!), chaque mois de l’année apporte son lot de tâches à effectuer …

Néanmoins, Émilie garde en tête d’autres projets, à réaliser à plus ou moins court terme : développer une activité de transformation pour valoriser la chair des légumes plantés (cette année la chair des courges a permis de réaliser une beau projet collectif solidaire (une soupe solidaire distribuée aux réseaux d’entraide du Trièves) mais aussi proposer des ateliers pédagogiques autour des graines, développer un travail artisanal …

Les idées ne manquent pas ! Jardinières et jardiniers souhaitent une belle et longue activité au Champ des Graines !


Pour prolonger cette réflexion sur les semences : https://www.semencespaysannes.org

JG


6 mars 2026

Le troc de graines, c'est bientôt ! 

La nouvelle saison commence par ...le tri de vos graines car elles ont une durée de germination variée suivant les espèces.


Le troc de graines organisé par les Pouces Vertes le samedi 28 mars 2026 à Mens peut vous aider à vous lancer dans le jardinage, ou essayer une variété inconnue de tomate ou de laitue par exemple et de partager vos expériences avec les autres jardiniers.

Pour que ce troc soit bénéfique à tous, les graines doivent être bien identifiées, avec une date de durée germinative.

Pour vous aider, voici un résumé des bonnes pratiques pour être sûr de la qualité de vos graines produites par vous ou achetées.


 LES BONNES PRATIQUES

  •  Le semis : bien choisir ses semences de départ et bien identifier la variété
  • Choisir ses porte-graines en bonne santé et en nombre suffisant (variabilité)
  •  Les identifier (fil de couleur, bâtonnets…)
  •  supprimer les plants qui montent trop vite et les autres floraisons quand il y a risque d’hybridations (y compris dans les zones « sauvages » autour du jardin
  •  tuteurer les hampes florales
  •  ramasser au bon moment. Éviter la rosée du matin, les jours de grand vent. Les graines doivent être bien mûres mais il faut ramasser avant qu’elles ne s’envolent ou tombent par terre ou être mangées par les animaux.
  •  bien sécher à l’air et à l’ombre avec le nom de la variété
  • Mettre en sachet en inscrivant le nom de la variété, la date de récolte (pour savoir la durée germinative) ou le lieu de récolte si ce n’est pas  dans votre jardin
  • Conserver au sec, à l’abri de la lumière dans un récipient hermétique (attention aux souris) et dans un lieu frais sans grande variation de température
  •  Pour tuer les bruches dans les semences de fèves, haricots et pois, mettre les graines séchées dans une boîte hermétique au congélateur (-18°c) pendant 4 à 8 jours, puis sortir les graines à l’air et bien les sécher puis les ranger en sac. 
  •  Pour éviter les hybridations, faire un roulement : une année, blettes, l’autre année betteraves par exemple
 

Bravo ! Vous avez beaucoup de  graines, c’est le moment de les semer et de les partager . Et s’il vous reste des graines périmées (laitues par exemple), n’hésiter pas à les jeter dans un coin du jardin , elles germeront peut-être ou feront la joie des oiseaux.


Dans les familles de légumes on s’aime bien. Les différentes variétés de la même famille se croisent entres elles et  aussi avec les familles « cousines ». Ainsi se croisent entre eux :

- les concombres  et les cornichons
- les carottes avec la carotte sauvage
- les céleris raves et à côtes
- les chicorées entres elles et les endives
- toutes les variétés de choux
- toutes les variétés d’épinards
- toutes les variétés d’oignons : blancs , jaunes , rouges
- tous les persils entre eux et parfois avec le céleri
- tous les radis entre eux (blancs, roses, rouges, violets)

CHEZ LES COURGES :
Courge pepo : courgette, patisson, spaghetti, courge à graines nues, citrouille, etc... se croisent entre elles
Courge maxima : potiron, Hubbard, giraumon, potimarron,  etc..... se croisent entre elles
Courge musquée : de Provence, butternut, sucrine , etc..... se croisent entre elles
MAIS, Une pepo ne se croise pas avec une maxima ou une musquée, 
une maxima ne se croise pas avec une pepo  ou une musquée
une musquée ne se croise pas avec une pepo ou une maxima
(il existe d’autres familles de courge : lagenaria,  citrullus, luffa, moins courantes) ; Toujours vérifier à quelle famille appartient la variété que vous voulez reproduire

 A tous, bonne saison !

Anahid 

 

Anahid

 Ci-dessous un tableau des durées germinatives : elles sont parfois plus longues que ce que l'on pourrait penser !

 


 

 

 

6 mai 2025

 Le rendez-vous traditionnel des passionnés de jardinage approche ! 


Pour consulter la liste des pépiniéristes présents : cliquer ici !